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SITUATION HISTORIQUE (page 3)

En date du 29 septembre 1582, Pomponne de Bellièvre, chevalier est seigneur de Grignon et conseiller du roi Henri IV en ses conseils d'Etat et privé. Le 12 mai 1682, Pierre de Bellièvre vend à André Potier, chevalier, seigneur de Novion et Conseiller au Parlement, le Marquisat de Grignon et la Seigneurie de Saint-Germain-de-la-grange. Cette famille conservera ses titres jusqu'à la Révolution. Au XVIIe siècle, la paroisse de Saint-Germain était puissante ; elle eût même un curé, docteur en théologie, qui, entouré de ses servants, administrait ses biens. Le 27 juillet 1732, Louis Péron, curé de Saint-Germain-de-la-grange bénit la cloche Lubin de l'église de Montainville. En 1793, elle est réquisitionnée, puis fondue pour fabriquer des canons. Le parrain de cette cloche était Maître Pierre Péron, Receveur de Saint-Germain-de-la-grange, fils de Pierre Péron, sieur des Gats, nommé, en 1710, Garde des Plaisirs du roi et, en 1736, écuyer de la Grande Porte du Roy. Sa fille, Marie Marguerite, fut mariée à Barthélémy Leguey, fermier du frère du roi, duc de Luynes. Son frère Jean fut Bailli de Maule et fermier à Saint-Germain-de-la-grange en 1738, puis à Coignières en 1755. En 1799, ses descendants s'installent à Beynes. En 1789, les Révolutionnaires ont voulu faire disparaître tout ce qui rappelait la dîme. De nombreux documents ont été détruits et le village changea plusieurs fois de nom. Avec le premier Maire, Nicolas Hautdecoeur, laboureur né à Vicq, la commune devint Saint-Germain-des-champs. Celui-ci fut élu député à l'Assemblée Nationale comme représentant du Tiers-Etat. Pendant peu de temps, la commune reprit le nom de Saint-Germain de Morainville. Après la création du diocèse de Versailles le 21 juillet 1790, le premier évêque vendit, sous le régime de la Terreur, l'église située à proximité de la grange aux dîme sur l'emplacement de l'actuelle place Alphonse Mainguet. Elle fut rapidement détruite peu après la profanation et la destruction des tombeaux royaux de la basilique Saint-Denis, le 8 août 1793. Le cimetière disparut dans le même temps. La paroisse est alors rattachée celle de Villiers-Saint-Frédéric. Puis, la commune prit le nom de Morainville. Peu après avoir signé, avec le pape Pie VII, le Concordat du 17 juillet 1801 reconnaissant le catholicisme comme la religion de la majorité des Français, Napoléon 1er rétablit le nom de Saint-Germain-de-la-grange. Le Ministère des Cultes fut alors institué et fonctionna jusqu'en 1905. En 1814, la commune ne compte plus que 169 habitants à cause de la saignée des guerres napoléoniennes. Symboles de l'ancien régime en 1789, les terres rattachées à la cure furent confisquées et vendues comme biens nationaux. A la restauration, notre malheureuse commune va devenir un autre symbole : celui de la Révolution. Plus rien ne sera fait pour elle. Sur un plan de situation dressé en 1847 par Barthélémy Cuinet, géomètre-expert, on remarquait la présence de quatre arbres proches de l'emplacement de l'ancienne église. Actuellement, trois subsistent encore reconnaissant le catholicisme comme la religion de la majorité des Français. Le Second Empire s'en désintéressera au point de la réunir, le 8 février 1858, à Villiers-Saint-Frédéric pour l'Instruction. Vers 1860, la population est de 200 habitants employés aux travaux des champs. C'est l'époque de la construction de la voie ferrée reliant Saint-Cyr à Dreux. A la fin du XIXe siècle, aucun propriétaire important n'habite le village lui-même. Saint-Germain-de-la-grange fut, de très bonne heure, touché par la révolution du machinisme agraire. La population jeune et pauvre quitta très vite la commune où l'ouvrier agricole n'avait plus sa place. En 1906, il ne reste que 157 habitants. Le bâtiment de la Mairie fut construit à cette époque pour créer l'école communale : une salle de classe pour les filles et une pour les garçons. Dans la partie centrale se tenait la mairie proprement dite. Après l'hémorragie de la guerre de 1914-1918, le village s'enfonça de plus en plus dans le " désert de l'Ile-de-France ". C'est la fin de la culture des vignes et des vergers, ; les petites fermes disparaissent ; les paysans les plus riches groupent les terres délaissées en exploitations céréalières. Ce n'est qu'en 1926 que sera créé le lotissement des Cent Arpents. Après la Seconde Guerre Mondiale, la région devint un lieu de villégiature pour les Parisiens. On venait y chasser et pêcher. En 1972, la commune, avec ses 562 habitants, ne compte plus que trois fermes, mais devient un lieu de vie attrayant avec l'installation de plusieurs ensembles immobiliers à proximité de Plaisir et de Neauphle-le-Château, ainsi qu'autour des fermes au milieu des champs.

Evolution de la population

FIN